jeudi 28 mars 2013

ALSACE - mars 2013

Le Vignoble Alsacien

source: www.vinsalsace.com
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Histoire

Avant la fin du premier millénaire, 160 localités alsaciennes cultivent la vigne et, au Moyen Age, les vins d’Alsace comptent déjà parmi les plus prestigieux d’Europe.
La viticulture alsacienne atteint son apogée au cours du XVIe siècle. Cette période de prospérité est brutalement interrompue par la guerre de 30 ans qui laisse la région livrée au pillage, aux fléaux et au déclin de la démographie et de toutes les activités marchandes. 
La paix revenue, la culture de la vigne reprend peu à peu son essor, mais l’extension des vignobles se fait principalement à partir de cépages communs, en direction de la plaine et au détriment des coteaux.
Cette tendance s’accentue encore après la Révolution et la superficie de 23000 hectares enregistrée en 1808 atteint 30000 hectares en 1828. La surproduction et par la suite les maladies et le phylloxéra ainsi qu’une situation politique peu confortable entre 1870 et 1918 ne font qu’augmenter les difficultés.
Il s’ensuit à partir de 1902 une diminution de la superficie du vignoble qui se poursuit jusque vers 1948, tombant à 9 500 hectares dont 7 500 en appellation Alsace.
Après la Libération de 1918, deux tendances économiques s’affrontent durement. D’une part, les partisans d’une production de vins de qualité élaborés à partir de cépages typiques et, d’autre part, ceux qui sont persuadés qu’il faut produire des masses de vins bon marché, au besoin à l’aide d’hybrides-producteurs directs. Le choix de la qualité l’emporte de sorte que l’abandon des surfaces plantées en vigne a lieu principalement en plaine, laissant intacts les meilleurs vignobles des communes viticoles traditionnelles.
Le vignoble alsacien renaît véritablement au lendemain de la première guerre mondiale lorsque les viticulteurs s’engagent dans une politique de qualité en choisissant de produire des vins élaborés à partir de cépages typiques.
Dès 1945, cette politique est prolongée par la délimitation des aires du vignoble et la fixation de règles strictes de production et de vinification. Enfin, elle est couronnée par la reconnaissance des Appellations d’Origine Contrôlées Alsace en 1962, Alsace Grand Cru en 1975 et Crémant d’Alsace en 1976.

AOC Alsace

Elle a été créée en 1962 et concerne les vins issus de parcelles ayant fait l’objet d’une délimitation rigoureuse et précise inspirée des noyaux historiques de production. 
Les vins de l’Appellation d’Origine Contrôlée Alsace, peuvent être issus d’un seul cépage. Dans ce cas le nom du cépage peut être indiqué sur l’étiquette. 
Ils peuvent aussi être issus d’un assemblage de plusieurs cépages parfois dénommé “Edelzwicker”
Pour les vins présentant une typicité particulière et répondant à un niveau d’exigence supérieur, le nom de l’AOC peut être complété par : une dénomination géographique communale. Cette dénomination répond à des règles de production spécifiques. Il y a 11 appellations communales : Blienschwiller, Côtes de Barr, Côte de Rouffach, Klevener de Heiligenstein, Ottrott, Rodern, Saint-Hippolyte, Scherwiller, Vallée Noble, Val Saint Grégoire, Wolxheim.
Un nom de lieu-dit : les lieux-dits répondent également à des règles de production spécifiques : encépagement, densité de plantation, règles de taille, palissage, maturité des raisins et rendements, qui sont plus strictes que pour les communales.

AOC Alsace Grands Crus

L’AOC Alsace Grand Cru est créée en 1975 et distingue progressivement 51 lieux-dits délimités. Elle couronne des terroirs exceptionnels, qui apportent aux vins une force expressive et une authenticité particulière.
Les Grands Crus d’Alsace représentent une production annuelle moyenne de près de 45 000 hl, soit 4% seulement de l’ensemble des vins d’Alsace.

Vendanges tardives et Sélection de Grains nobles

Pour bénéficier des mentions spécifiques “Vendanges tardives” et “Sélection de grains nobles”, les vins des Appellations d’Origine Contrôlées “Alsace” et “Alsace Grand Cru” doivent répondre aux conditions de production très strictes suivantes :
  • être issus de raisins récoltés manuellement
  • être issus d’un cépage unique et être déclarés et vendus avec mention du nom de ce cépage,
  • être présentés obligatoirement avec l’indication du millésime,
  • être issus de vendanges de l’un des cépages autorisés (Gewurztraminer, Pinot gris, Riesling ou Muscat) présentant les richesses naturelles minimales du tableau ci -après,
  • n’avoir fait l’objet d’aucun enrichissement,
  • avoir fait l’objet d’une déclaration préalable lors de la vendange auprès des services locaux de l’Institut National des Appellations d’Origine des vins et eaux -de-vie,
  • être présentés, dégustés et agréés à l’examen analytique et organoleptique sous leur mention particulière.

CEPAGES

En Alsace, il y a 7 cépages principaux :
Le Sylvaner
De culture traditionnelle en Alsace, le sylvaner serait originaire d’Autriche et se serait répandu dans toute l’Europe Centrale jusqu’en Russie, Australie et Californie. La Transylvanie est parfois considérée comme la patrie de ce cépage du fait même de son étymologie.
Le Riesling
C’est le cépage rhénan par excellence ! Chacun s’accorde à reconnaître que la vallée du Rhin est son berceau. Pour certains, il s’agirait de l’Argitis minor des romains et sa culture remonterait à l’occupation romaine. D’après Stoltz, le Riesling fut introduit au IXe siècle dans les vignobles du Rheinghau. En 843, au lendemain du partage de l’empire de Charlemagne, Louis II le Germain fit planter du gentil aromatique le long du Rhin. Ce cépage prit bientôt le nom de riesling, nom qui vient de riesen (couler en allemand) car avant qu’il ne se soit acclimaté à l’Alsace, il était sensible à la coulure (lors de conditions climatiques défavorables, comme des pluies au moment de la floraison, la fleur tombe par terre.
Le Muscat
Deux variétés de Muscats sont cultivées en Alsace. Le Muscat dit "à petits grains" ou "Muscat d’Alsace" est apparu en Alsace au début du XVIème siècle (il est d’ailleurs cité par le grand poète alsacien Fischart). Le Muscat ottonel est apparu en Alsace au milieu du XIXème siècle.
Le Gewurztraminer
Le Gewurztraminer constitue une sélection particulièrement aromatique d’un vieux cépage connu de tout temps en Alsace, le Traminer rose. On le désignait autrefois, alors que son vin était un peu moins puissant, sous le nom de Traminer. On notera d’ailleurs à cette occasion que le Klevener de Heiligenstein, cépage cultivé sur une petite surface dans la région de Barr, représente une forme de ce Traminer, appelée encore savagnin rose. Etymologiquement la dénomination Gewurztraminer signifie littéralement Traminer épicé.
Le Pinot Gris
Une légende célèbre prétend que vers 1565 des plants de vigne auraient été rapportés de la ville de Tokay (Hongrie) par le baron Lazare de Schwendi, qui servait la Maison d’Autriche dans sa lutte contre les Turcs. Propriétaire de terres dans le pays de Bade et en Alsace, il aurait ordonné de multiplier ces plants à Kientzheim (où subsiste toujours son château, propriété de la Confrérie Saint Etienne). A cette époque en effet les régions viticoles des pays européens rêvaient de produire du Tokay de Hongrie, vin fort prisé et produit à partir du cépage Furmint
Mais, d’après les thèses de plusieurs ampélographes, il est vraisemblable que le cépage ramené par Lazarre de Schwendi ne correspondait pas au fameux vin de Hongrie. Le Pinot gris, originaire de Bourgogne et réputé pour ses qualités et ses facultés à produire des vins très concentrés, lui aurait été alors substitué sous le nom de Grauer Tokayer. 

Outre ses aspects ampélographiques et gustatifs, c’est l’histoire tourmentée de ses différentes dénominations qui aura retenu l’attention du monde vitivinicole. Appelé Grauer Tokayer avant 1870, le pinot gris fut ensuite nommé successivement Tokay gris, Tokay d’Alsace, Tokay Pinot Gris et enfin, depuis le 1er avril 2007, Pinot Gris.

Le Pinot Blanc
Appelé aussi Klevner (à ne pas confondre avec le Klevener de Heiligenstein qui correspond au cépage Savagnin Rose), il s’agit de la forme blanche du Pinot Noir. C’est seulement à la suite du Congrès de Chalons, en 1896, que ce cépage a été distingué du Chardonnay. Il s’agit de la variété blanche du Pinot Noir observée en 1895 par Pulliat à Chassagne-Montrachet puis en 1896 par Durand à Nuits-Saint-Georges. Le Pinot Blanc et le cépage Auxerrois (Auxerrois de Laquenexy) sont fréquemment associés sous la même dénomination Pinot Blanc ou Pinot. Il sert très souvent à l’élaboration de vins de base pour le Crémant d’Alsace.
Le Pinot Noir d’Alsace
Le Pinot Noir, d’origine bourguignonne, est le seul cépage rouge autorisé en Alsace. Principalement destiné à l’origine à l’élaboration de vins légers et fruités, le Pinot Noir est de plus en plus vinifié en rouge, ressuscitant en quelque sorte une tradition très ancienne.
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Séance ROP du 27 mars. Résultats de la séance de dégustation à l’aveugle (25 personnes)


1 - Vin N° 5 : Alsace Grand Cru Riesling Schœnenbourg vendanges Tardives 2007 DOPFF&IRION
Schœnen Berge, belles montagnes, célèbre Grand Cru de Riquewihr. Coteaux à pentes abruptes (380 mètres d’altitude maximale). Exposition Sud / Sud-Est, micro-climat, coteaux abrités des vents froids et des influences climatiques venant de l’ouest.
Les grandes années, plusieurs semaines après les vendanges officielles, les raisins des quatre cépages nobles d’Alsace (vendangés fin novembre) permettent de produire des Vendanges Tardives.
Une très belle couleur jaune paille pour ce Grand Cru en Vendanges Tardives. Le nez est intense, riche aux arômes d’agrumes mûrs tirant sur le pamplemousse et l’ananas. Un vin charmeur, qui développe en bouche amplitude et gras. Un vin irrésistible d’une extrême élégance.
2 - Vin N° 6 : AOC « Alsace Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles 2000 LORENTZ
Les arômes classiques d'épices et de fruits exotiques sont affinés par la surmaturation et le botrytis ou pourriture noble. Notre Gewurztraminer Vendanges Tardives 2000 constitue un apéritif de grande classe et accompagne également merveilleusement les foies gras, fromages forts (munster, roquefort) ainsi que les desserts.
3 - Vin N° 3 : AOC « Alsace Pinot gris » Les Maquisards DOPFF & IRION 2007
La mention « LES MAQUISARDS » correspond à la partie des Domaines du Château de Riquewihr plantée en Pinot Gris. Ce nom lui a été donné par René Dopff, le fondateur de la Maison en hommage à ses compagnons de la résistance. Le Pinot Gris était son cépage préféré. Sa belle fraîcheur équilibrée et concentrée en fait un vin sans lourdeur, élégant et parfaitement structuré. Nerveux et frais, ce Pinot Gris se marie admirablement avec des poissons nobles, du homard ou des coquilles Saint-Jacques.
4 - Vin N° 4 : AOC « Alsace Gewurztraminer Vendanges Tardives 2007 LORENTZ
Chaque raisin est ici sélectionné méticuleusement. Forte concentration en sucre et en matière, nos Vendanges Tardives sont puissantes et moelleuses, et figurent parmi les meilleures du monde !
Les Vendanges Tardives proviennent des cépages nobles tels que le Gewurztraminer, le Pinot Gris, le Riesling ou le Muscat récoltés en surmaturité, généralement plusieurs semaines après les vendanges officielles. A l’identité du cépage et à son caractère aromatique s’ajoute la puissance due au phénomène de concentration et au développement de la pourriture noble (Botrytis cinerea).
Notre Gewurztraminer Vendanges Tardives 2007 constitue un apéritif de grande classe et accompagne également merveilleusement les foies gras, fromages forts (munster, roquefort) ainsi que les desserts.
5- Vin N° 2 : AOC « Alsace Riesling » Les Murailles DOPFF & IRION 2007
La mention « LES MURAILLES » correspond à la partie des Domaines du Château de Riquewihr, propriété de DOPFF & IRION, plantée en Riesling. La proximité des remparts a donné son nom au vin. Ses arômes fruités s’estompent au fil des années pour laisser s’exprimer la typicité du terroir : des notes de miel, de réglisse et de café. Puissant et complexe, il dispose d’une bonne aptitude au vieillissement grâce à sa précieuse acidité. Un vin qui s’accorde à merveille avec des coquillages, oursin et truffe blanche.
La dégustation a démarré avec un Alsace rouge (non classé parmi les blancs)
AOC « Alsace - Rouge d’Ottrott » DOPFF & IRION Pinot Noir 2007
Ottrott est une petite commune située dans le Bas-Rhin. Ce vin correspond à une des rares appellations « villages » d’Alsace. Le Pinot Noir, implanté au XIIème siècle par les Bénédictins, a trouvé à Ottrott un terroir de prédilection. Belle robe de teinte rubis, brillant, limpide. Ce Rouge d’Ottrott possède un nez très subtil de cerise, frais et racé. Une belle palette de fruits rouges flatte agréablement le palais (groseille, fraise). La fin de bouche est fraîche et plaisante.

jeudi 28 février 2013

BORDELAIS 2ème partie - février 2013


Séance ROP du 27 février 2013

Résultat de la dégustation à l'aveugle (24 participants)

Dans l'ordre du classement, arrivé en tête :

1. Château NENIN Fugue de Nénin Pomerol 2008 

( second vin du grand cru classé)

Château Nénin Grands crus classés Saint-Emilion - Appellation: Pomerol

C'est en 1997 que la famille Delon reprend le Château Nenin sur l'appellation Pomerol. Egalement propriétaires du Château Léoville Las Cases à Saint Julien, les Delon ont su redonner un nouveau souffle au domaine. Suite à d'importants travaux de renovations et de modernisation, la qualité de ce vin issu majoritairement de merlot a véritablement augmenté
La Fugue de Nénin, second vin du château du même nom, a vu le jour avec le millésime 1997. En musique, une fugue est une répétition du thème principal : ainsi en va-t-il pour ce vin qui est une version plus accessible de son ainé mais qui exprime tout aussi bien l'esprit de Pomerol.
Vous trouverez dans cette bouteille 2 cépages : du merlot autour de 80% et du cabernet franc pour le cinquième restant. Les raisins proviennent des terroirs sablo-argileux présents sur la moitié est du vignoble ainsi que de jeunes vignes plantées sur les grands terroirs du plateau.
Les vendanges interviennent quand les raisins sont proches de la surmaturité, avec des rendements inférieurs à 40hl/ha, pour des fruits concentrés en matière et en arômes. Après une vinification bordelaise, l'élevage se déroule dans des fûts de chêne français pendant 15 à 18 mois.
Il en résulte un vin divertissant et séduisant, à la bouche ronde et aux tanins soyeux, qui demandera moins de temps que le premier vin pour être dégusté mais qui vous apportera autant de plaisir.


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2. Château DASSAULT 2008 Saint-Emilion Grand Cru

www.chateaudassault.com , Saint Emilion
Créé en 1862 par Victor Beylot, l’ancien Château Couperie complètement à l’abandon a été acheté en 1955 par Marcel Dassault qui l’a entièrement fait rénover, ce qui lui a permis d’accéder au rang de Grand Cru Classé de Saint-Emilion en 1969. En 1973, la famille engage un jeune œnologue pour faire progresser encore la qualité de la production : Michel Rolland.
Situé sur le glacis nord de Saint-Emilion, le vignoble de 28 hectares s’étend sur des sols calcaires et sablonneux. Son encépagement consiste en 65% de Merlot, 30% de Cabernet Franc et 5% de Cabernet Sauvignon.
La qualité a fait un bond depuis 1997 avec des vins passionnants par leur élégance. Dans les derniers millésimes, 2000 est une belle réussite avec un vin souple et rond, tenu par de beaux tannins, qui peut encore se bonifier si l’on est patient. Le 2001 est étonnamment dense et structuré. Le 2003, très élégant, a une texture onctueuse. L’exceptionnel 2005 mérite évidemment d’être conservé, comme le très puissant 2008, à la bouche généreuse et veloutée.
Le Château a été confirmé dans son classement de Saint-Emilion Grand Cru Classé en 2006.

3. Château GRAND BARRAIL LAMARZELLE FIGEAC 2006 St Emilion Grand Cru

www.chateaulamarzelle.com , Saint-Emilion
Idéalement placé, autour du luxueux Hôtel Grand Barrail, et en face de Château Figeac, premier cru classé de Saint-Emilion, Château La Marzelle, étend ses 13 hectares de merlot (80%), de cabernet franc (13%) et de cabernet sauvignon (7%) sur un superbe terroir de graves, de sables et d’argiles.
Cette propriété, dont le nom apparaît sur la carte de Belleyme en 1821, a été classée dès le premier classement en 1955.  
Vinifié depuis 2005 par les Vignobles Dourthe, le château Grand Barrail Lamarzelle Figeac est un Saint-Émilion Grand Cru qui propose à ses 2 cépages des terroirs leur convenant à merveille. Le merlot, qui représente environ les deux tiers de la cuvée et le cabernet franc, qui compte pour un tiers, occupent un sol silico-graveleux sur une veine d'argiles bleues qui court sur près de 80% de la propriété.
Après des vendanges manuelles et triées avec soin, chacune des 16 parcelles est vinifiée dans un petit contenant bois ou inox, avant 12 à 14 mois d'élevage en barriques de chêne neuves au tiers environ.
Le résultat est un Saint-Émilion Grand-Cru qui a la rondeur et l'élégance du merlot ainsi que la structure et la richesse aromatique du cabernet franc. C'est une bouteille à garder plusieurs années en cave.


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4. LE PETIT HAUT LAFITTE 2007 Péssac-Léognan 

(second vin du grand cru classé)
www.smith-haut-lafitte.comChâteau Smith Haut Lafitte, Bordeaux Martillac
En 1842, M. Duffour-Dubergier, maire de Bordeaux mais aussi viticulteur passionné, hérita de sa mère le château Smith Haut Lafitte et en fit un Grand Cru.
Au début du siècle la Maison Louis Eschenauer se rendit compte de l'exceptionnelle qualité de ce vin et en assura la diffusion, pour finir en 1958 par acheter la propriété.
En 1990, Daniel Cathiard tombe à son tour amoureux du vignoble et s'inscrit dans la prestigieuse lignée des propriétaires avec la ferme intention de continuer à valoriser ce noble cru. Élaborés lors de l’assemblage du Smith Haut Lafitte, le Petit Haut Lafitte rouge 2007 a été vinifié et élevé avec autant de soin que les lots composant le premier vin. L’ensemble des techniques de production est identique.
Rendement : 33 hl/ha, avant sélection des 4 vins : Smith Haut Lafitte, les Hauts de Smith, le Petit Haut Lafitte et les Hauts de Maujan
Encépagement : 55 % Cabernet Sauvignon, 45 % Merlot
Vinification : Après un double tri pré et post éraflage, permettant d’éliminer tous les éléments indésirables (fragments de rafle), les raisins non foulés sont fermentés en cuve.
L’extraction des tanins et de la couleur est réalisée grâce à des pigeages et/ou remontages. La macération suit alors à 26-28° pour une durée propre à chaque cuve et déterminée par la dégustation (entre 4 et 6 semaines).
L’élevage se poursuit en barrique pendant 14 mois.

5. CHÂTEAU DE RICAUD 2010 Cadillac 

appellation Côtes de Bordeaux www.château-de-ricaud.com , Route de Sauveterre, LOUPIAC
Rares sont les cas où le cœur rencontre la raison …Au sud de Bordeaux, près de Cadillac, Château de Ricaud est cette exception. Lorsqu’Alain Thiénot rachète la propriété en 1980, il est intimement convaincu qu’au-delà de la magie des lieux, Château de Ricaud est un diamant brut dans un écrin naturel unique en appellation Côtes de Bordeaux. Le temps et surtout le travail d’orfèvre opéré sur le vignoble ces dernières années, donnent naissance en 2010, à un véritable joyau, le Grand Vin de Château de Ricaud …Un tel nom ne présume que le meilleur : une sélection des plus belles parcelles de Cabernet Sauvignon sur graves, plus caractéristiques des grands crus du Médoc que de ce côté de la rive droite de la Garonne. Et il existe aussi à Ricaud de vieux Merlots plantés sur de très belles parcelles argilo-calcaires sur argiles bleues. L’expression la plus aboutie de cette adéquation terroir / cépages est l’essence même du Grand Vin de Ricaud : la concentration et la structure tannique du Cabernet se complètent, se subliment avec la fraîcheur aromatique du Merlot, pour créer la plus précieuse des perles des Côtes de Bordeaux.

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6. Château LATOUR-MARTILLAC  Pessac-Léognan 2006 

(grand cru classé de Graves) www.latourmartillac.com , Martillac
Cépages : Cabernet sauvignon, Merlot, Petit verdot

Les vendanges sont manuelles. La vinification est conduite en cuves inox thermorégulées. Le vin est élevé en barriques (35% neuves) pendant 18 à 20 mois. L’assemblage fait l’objet d’une sélection stricte, les moins bonnes cuvées étant utilisées dans le second vin "Lagrave-Martillac". Le collage est fait au blanc d’œuf.
Le vin, conçu pour vieillir, avait tendance à être un peu rébarbatif durant ses cinq premières années mais ce défaut a été maintenant  largement gommé. Droit, élégant, Latour-Martillac rouge présente une grande pureté de fruit avec une belle fraîcheur. Le vin est d’une belle densité mais toujours sans lourdeur.

mercredi 6 février 2013

BORDELAIS 1ère partie - Janvier 2013



Appellations et Classement des Vins de Bordeaux

Tout d’abord, il faut distinguer « classement » et « appellation ». 
Les Appellations

Les 57 appellations du vignoble bordelais sont réparties en 3 grandes familles d’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) qui déterminent l’aire de production.

Nous distinguons les appellations dites « Régionales » qui correspondent aux frontières administratives du département : Bordeaux rouge, Bordeaux blanc, Bordeaux rosé, Bordeaux clairet et, selon certaines conditions de production, le Bordeaux Supérieur rouge ou blanc. Viennent ensuite les appellations « Sous-régionales » qui évoquent un pays comme l’Entre-Deux-Mers, les Graves, le Médoc ou encore un canton comme les Côtes de Blaye
Certains propriétaires ayant souhaité s’individualiser, sont alors apparues les appellations « Communales » qui font référence aux communes de production, telles Margaux, Saint-Estèphe, Pauillac, Sauternes, Barsac, Pomerol, ou encore Saint-Emilion. Cette dernière appellation regroupant même plusieurs communes.
C’est le décret-loi de novembre 1936 qui définit les conditions de production des diverses appellations : cépage, méthode de culture, densité de plantation, rendement, degré alcoolique...

Classification officielle des vins de Bordeaux de 1855

La classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 est la référence établie à l'époque sur la demande de l'empereur Napoléon III pour l'exposition universelle de Paris de 1855.
Les courtiers de l'industrie vinicole établirent un classement en fonction de la réputation des châteaux et le prix de leur production sur la base d'une tradition de deux siècles de classification informelle, qui à l'époque étaient directement en relation avec la qualité.

Les vins furent classés en importance du premier au cinquième cru. Tous les rouges venaient de la région du Médoc sauf le Château Haut-Brion produit dans les Graves. Les blancs furent limités à la variété liquoreuse des Sauternes et Barsac sur trois niveaux.

Publié le 18 avril 1855, ce classement a connu deux changements depuis la création du classement : en septembre 1855 château Cantemerle a été ajouté comme cinquième cru et en 1973, château Mouton Rothschild obtint de passer de deuxième à premier cru. Depuis, les vignobles ont changé de superficie, sans que cela ne soit pris en compte. Ce classement et les 88 châteaux (61 rouges et 27 blancs) qui en font partie sont un sujet de discussion favori des amateurs.
Les seconds vins des crus classés
Il existe plusieurs méthodes pour un cru classé de proposer un second vin. C'est un choix unique qui appartient à la propriété : les jeunes vignes, qui n'ont pas la sève nécessaire pour entrer dans la composition du grand vin, le déclassement de cuves : avant l'assemblage du vin, certaines cuves ne sont pas jugées dignes de rentrer dans l'élaboration du grand vin, les parcelles spécifiques dont les raisins issus de ces parcelles n'entreront jamais dans la composition du grand vin.
Classification « Crus Bourgeois »
Depuis 1855, les qualités respectives des différents vins de Bordeaux ont évolué. Le classement de 1855 ne reflétait donc plus toujours au XXème siècle l'évaluation historique. Sur cette constatation, des producteurs et négociants du vignoble du Médoc ont proposé en 1932 une distinction nouvelle appelée à devenir la mention « cru bourgeois » qui pouvait être facultativement apposée sur les bouteilles récompensées. En 1966, et 1978, deux palmarès syndicaux sont venus couronner la dénomination, pour aboutir à un classement officiel reconnu par l'État français. Ce classement a été réactualisé en 2003, et est devenu « Le classement officiel des Crus Bourgeois » dans le cadre de deux arrêtés de juin 2003 portant sur 8 appellations du Médoc.

Le classement de 2003 reprenait une hiérarchie interne au classement des crus bourgeois (151 propriétés), en distinguant des « Crus bourgeois exceptionnels» ( 9 propriétés) et des « Crus bourgeois supérieurs » ( 87 propriétés).

Certaines propriétés exclues du classement ont par ailleurs engagé une action en annulation, et la cour administrative d'appel de Bordeaux, dans une série d'arrêts du 27 février 2007, a annulé le classement de 2003.
Régime de « sélection » de 2009
À la suite de l'annulation du classement de 2003, l'Alliance des crus bourgeois du Médoc a entrepris de faire homologuer un nouveau régime, portant non plus sur un système de classification mais sur un principe de labellisation, selon un rythme annuel.
La première sélection selon le nouveau régime a été rendue publique en 2010 et portait sur le millésime 2008. Elle a récompensé 243 propriétés, dans lesquelles ne figuraient plus notamment les crus les plus prestigieux qui bénéficiaient auparavant de la distinction de cru bourgeois exceptionnel, marquant une forme de désaffection des vignerons du Médoc pour cette distinction.

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Séance ROP du 30 janvier 2013 et classement des vins dégustés à l’aveugle par ordre de préférence (21 participants)

1 - CHÂTEAU BELGRAVE Grand cru classé « Haut-Médoc » 2006

Le Château Belgrave, est un domaine viticole situé à Saint-Laurent-Médoc en Gironde. Situé en AOC haut-médoc, il est classé cinquième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.
Superficie : 59 Ha Nature des sols : Graves profondes sur sous-sol argileux
Élevage : sur lies fines de 12 à 14 mois, en fûts de chêne dont 45% de bois neuf.
Assemblage : 60% Cabernet Sauvignon, 35% Merlot, 3% Cabernet Franc, 2% Petit Verdot

2 - LA DAME DE MONTROSE « Saint-Estèphe » 2007
Le Château Montrose, est un domaine viticole de 68 hectares situé à Saint-Estèphe en Gironde. C'est une AOC du Médoc classé deuxième grand cru au classement de 1855.
C’est un vignoble de 95 ha d’un seul tenant, ce qui est extrêmement rare en Médoc, qui a été implanté sur une croupe graveleuse très bien exposée, sur les bords de la Gironde.
Assemblage : Cabernet-Sauvignon : 68 %, Merlot : 32 % 

3 - CHÂTEAU HAUT-BAGES LIBERAL Grand Cru Classé « Pauillac » 2008

Le Château Haut-Bages Libéral, est un domaine viticole de 28 ha situé à Pauillac en Gironde. Situé en AOC Pauillac, il est classé cinquième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.
Nature du sol : Graves garonnaises gunziennes sur substrat argilo-calcaire
Assemblage : 68% cabernet sauvignon, 32% merlot

4 - Château Pey La Tour Réserve 2009 Appellation « Bordeaux Supérieur »

Vaste propriété située à mi-chemin de Bordeaux et Saint-Emilion
Le Château Pey La Tour bénéficie ainsi d’une diversité de terroirs remarquable : des sols argilo-calcaires (pourcentage d’argile souvent supérieur à 50%) idéal pour obtenir des Merlots associant concentration et fraîcheur; des sols graveleux avec des graves compactes composées de petits cailloux enserrés dans une matrice argileuse, parfaits pour la maturité des Cabernet-Franc et Cabernet-Sauvignon et enfin des sols limono-argileux qui permettent les années caniculaires, de limiter les excès de stress hydrique de la vigne afin d’obtenir des vins rouges privilégiant les arômes de fruits frais.
Elevage : 12 mois en fûts de 255 et 400 litres, dont 38% de barriques neuves.
Assemblage : 90% Merlot, 8% Cabernet Sauvignon, 2% Petit-Verdot.

5 – LES HAUTS du TERTRE « Margaux » 2006 Second vin classé du Château du Tertre

Le château du Tertre, est un domaine viticole de 80 hectares, situé à Arsac Margaux en Gironde. Labellisé en AOC Médoc, il est classé cinquième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.
50 ha de vignes plantées d’un seul tenant. Sol croupe graveleuse parfaitement drainées. Vignes de 30 ans d’age moyen. Rendement d’environ 42hl/ha. Vendanges manuelles. 2 à 3 semaines de cuves bois avec thermorégulation. 18 mois d’élevage en barrique (50% de neuves)

6 - CHÂTEAU TALBOT Grand cru classé « Saint-Julien » 2007

Le Château Talbot est un domaine viticole de 110 hectares d'un seul tenant, situé sur la commune de Saint-Julien-Beychevelle en appellation d'origine contrôlée saint-julien, il est classé quatrième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.
Superficie : 110 ha. Situé de façon idéale en bordure de l'estuaire de la Gironde sur des croupes de graves alluvionnaires charriées du Massif Central par la Dordogne et des Pyrénées par la Garonne.
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